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Traversée par la rivière Aube, la ville est située au pied d'un éperon de la côte des Bars, la "MONTAGNE " Sainte Germaine où la patronne de la cité fut martyrisée par les Vandales. A l'époque celtique, la colline abritait un oppidum dont il subsiste encore fossés et remblais, à proximité de la CHAPELLE et de la table d'orientation d'où l'on peut admirer un superbe panorama: plateaux boisés, talus viticoles, fonds alluviaux herbagés ou cultivés.Chef-lieu d'un vaste pagus barrensis à l'époque carolingienne, l'histoire de Bar-sur-Aube est particulièrement marquée par la période du Bas Moyen-Age. Sous les Comtes de Champagne, la ville connut une grande renommée et la prospérité avec sa foire. |
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Entre Flandre et Italie, on y échangeait, de la mi-février à la mi-avril, soie et épices d'Orient, textiles et produits brut venus du Nord de l'Europe, en suivant un rituel rigoureux : " l'Entrée " ou l'installation durant huit jours, la "Vente" étalée sur environ trente jours, puis la quinzaine des paiements où les changes intervenaient pour régler les achats entre marchands flamants et italiens... |
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Ce fut aussi l'essor de l'économie monastique de L'ABBAYE DE CLAIRVAUX (troisième fille de Citeaux, fondée en 1115 par St Bernard). De cet "âge d'or" médiéval, Bar-sur-Aube a conservé un riche patrimoine architectural et historique avec notamment la remarquable église SAINT-PIERRE (XII siècle) et sa gloire en bois, le HALLOY, qui servit probablement aux temps des grandes foires de Champagne.
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Malgré la perte d'importance commerciale au XIV siècle, après l'apogée de XIII siècle et les malheurs de la Guerre de Cent Ans, Bar-sur-Aube préserva une certaine notoriété puisque la cité, chef-lieu d'une élection considérable, abrita également une Direction des aides et un GRENIER A SEL (actuelle sous-préfecture). Le couvent des Ursulines (XVII siècle), devenu bien national sous la Révolution, puis HOTEL DE VILLE, le couvent des capucins irlandais (maintenant office notarial) évoquent par ailleurs le rôle religieux de la ville. Des dernières années de l'Ancien Régime, Bar-sur-Aube garde la Maison et l'anecdote de la Comtesse de la Motte, héroïne "malheureuse" dans l'affaire du collier de la Reine qui éclata en 1785 La période révolutionnaire fut calme, jusqu'en 1814, date à laquelle les armées coalisées contre Napoléon pillèrent la ville et installèrent leur quartier général dans le CHATEAU DU JARD, situé aujourd'hui non loin d'une superbe salle de spectacles. La seconde moitié de XIX siècle voit la naissance de deux Baralbins, Maurice EMMANUEL et Gaston BACHELARD, dont la renommée musicale et philosophique sera très grande au XX siècle. On ne saurait oublier de cette illustre génération Albert GABRIEL, qui vécut son enfance à Bar-sur-Aube, avant de devenir notamment le père de l'archéologie turque. La fin du siècle est économiquement difficile avec la diffusion du phylloxéra qui ravagea le vignoble. La prestigieuse appellation Champagne fut sauvée en 1911 par l'action de Gaston CHEQ. |
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En 1914, devant l'avancée rapide des Allemands, le Général J'OFFRE lance aux armées françaises, depuis l'école Arthur-Bureau, l'ordre du jour de tenir coûte que coûte les positions sur la Marne (bataille de la Marne). Centre architectural de
grand intérêt, Bar-sur-Aube présente en outre un environnement de qualité avec le
charme de sa rivière poissonneuse aux eaux claires, agrémentée des promenades
ombragées de MATHAUX, des CHEVILLOTTES, du PONT D'AUBE, du VIEUX MOULIN, et de ses cygnes
et canards. La ville peut s'enorgueillir aussi de son superbe fleurissement
régulièrement primé et récompensé par une fleur au niveau national. |
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